sexta-feira, 23 de maio de 2014

Quelques informations sur le Brésil

Un voyage au Brésil est un rêve pour beaucoup de monde, mais je remarque qu e le pays reste assez méconnu pour la plupart des français.

Vous souhaitez partir en vacances ou y vivre ? Voici quelques informations basiques avant le départ:

Au Brésil on parle le portugais !

Ancienne colonie du Portugal (pays très riche et puissant dans le XIV-XV ème siècles, à l'époque des grands navigateurs), le Brésil est le seul pays d'Amérique à parler cette langue. Certes, elle est un peu différente du portugais parlé au Portugal, mais reste le même idiome. Cela dit, ne vous étonnez pas si un brésilien se sent offensé quand vous dites que la langue officielle est le "brésilien". Et si vous pensez qu'il s'agit de l'espagnol, on va vous prendre pour un nul de chez les nuls !!!

Au Brésil, on trouve toutes les origines !

Une partie de la population est d'origine africaine dû à l'esclavage qui a eu lieu jusqu'à la fin du XIX siècle. par contre toutes les origines sont présentes ! Au départ, quand les portugais sont arrivés en 1500, le Brésil était habité par des indigènes de différents groupes. Ensuite sont arrivés les européens (surtout espagnols, français, hollandais, en plus des portugais, bien entendu) et les esclaves venus d'Afrique qui, eux, ont perdu leurs liens avec leurs origines et leurs langues. Tous se sont mélangés, ce qui fait la diversité du pays.

Plus tard, au XIX siècle, avec le déclin de l'esclavage, on a fait appel à des immigrés pour travailler la terre. les premiers arrivés ont été les allemands (dès 1824), suivi par les italiens. Nous trouvons au Brésil des villes entières construites par des allemands ou italiens, où chacun parle encore sa langue d'origine. 

Il y a énormément de personnes d'origine japonaise également, surtout autour de São Paulo et cela depuis plus de 100 ans. Le Brésil est le pays où il y a le plus de japonais (hormis le Japon). Normalement les jeunes brésiliens d'origine japonaise partaient travailler quelques années au Japon pour revenir les poches pleines cela avant la crise de 2008), mais il paraît qu'au Japon il ne sont pas traités comme de vrai "japonais"...

Ensuite d'autres nationalités sont venues, fuyant les guerres, c'est le cas des polonais, entre autres.
Nous avons des juifs et je n'ai jamais remarqué de préjugés à leur égard, même si le Brésil reste un pays très catholique.
Il y a eu aussi des migrants d'origine syro-libanaise, mais très peu de musulmans parmi eux (plutôt des minorités religieuses dans leur territoire). Actuellement il y a une grande communauté musulmane plus récente à Foz do Iguaçu (ville où l'on peut visiter les merveilleuses chutes d'eau, les plus grandes au monde en volume d'eau). C'est là-bas que j'ai vu des musulmans pour la première fois. Il paraît qu'il y a beaucoup de nouvelles mosquées au Brésil, mais elles ne sont pas très "visibles" et il est rare de voir des femmes voilées dans la rue (exception pour Foz du Iguaçu).

Par conséquent, nous pouvons trouver des brésiliens avec la peau très foncée, énormément de métisses à la peau mate, mais également des blonds aux yeux bleues, des roux, et certains avec les yeux bridés du type asiatique ! Ne vous étonnez pas !

Le Brésil, pays riche et pauvre
Oui, il y a énormément d'inégalités au Brésil. Si lla pauvreté et les favelas existent bel et bien, il y a également de riches à profusion, et chaque fois plus. 
Avec le Smic brésilien c'est très dur de vivre, c'est vrai. Mais très vite, dès qu'on fait un peu d'études, on monte dans la hiérarchie ou on s'en sort biens dans les affaires, on peut facilement obtenir un salaire de 10 fois le Smic et cela ne veut pas dire qu'on est riche! C'est juste assez pour vivre confortablement, habiter dans un beau quartier, acheter des vêtements de marque et voyager, car tout cela coûte très cher au Brésil. 
Les gens qui n'ont pas fait beaucoup d'études (il y a encore de l’analphabétisme) doivent se contenter du Smic... sauf s'ils se débrouillent bien comme entrepreneur, s'ils deviennent footballeur ou "travaillent" pour le trafic de drogues. 
Jeune étudiante universitaire, j'arrivais en bus dans les quartiers sensibles de Porto Alegre (pour mes stages) et les enfants et adolescents me disaient qu'ils voulaient être trafiquants de drogue, car les étudiants arrivaient en bus, habillés modestement, ils n'avaient ni enfants ni femme alors que les jeunes filtrants avaient de belles voitures, des vêtements de marque, trois copines enceintes autour de la voiture... Bon, je ne pense pas que cette façon de penser soit très différente de ce que je vois dans certains quartiers sensibles en France ! J'aimerais bien savoir comment changer cette mentalité, mais je pense qu'il n'y a pas de solutions magique.

3 comentários:

Rosangela Mira .Kinha disse...

Olá Milena

Muito interessante este post.
Veja no blog, os lindos vestidos de festa, que postei hoje.
Ótima final de semana para vc...

AMIGA DA MODA by Kinha

Anônimo disse...

Concordo,enquanto não mudarmos nosso modo de pensar e agir, tudo ficará igual...Mágica seria ver acontecer tais mudanças!
Baisers, ma chère!

Andréa de Azevedo Freitas disse...

Lendo e adorando seus comentários, agora sobre o Brasil. A solução "mágica" se chama EDUCAÇÃO. Beijos!